Manifestation pour la défense de l’enseignement portugais

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Manifestation pour la défense de l’enseignement portugais

Ce mercredi 7 décembre environ 200 personnes, principalement professeurs mais aussi élèves, parents d’élèves, dirigeants associatifs et élus étaient présents face à l’Ambassade du Portugal en France.

Les manifestant étaient réunis pour protester contre la suppression de postes de professeurs de portugais à l’étranger par le gouvernement portugais.

Un collectif de représentants de cette manifestation a été reçu par Ana Paula Moreira, chargée d’affaires de l’ambassade (l’ambassadeur étant absent pour cause d’hospitalisation), et Rui Monteiro, conseiller. Au bout d’une heure et demi de réunion, le bilan de la réunion, plutôt mince, était le suivant. Le collectif a exprimé envers l’Ambassade la profonde colère et indignation des professeurs, mais des Portugais d’une manière générale à l’annonce de la suppression de 20 postes de professeurs de portugais en France. Les raisons qui motivent cette décision sont d’une manière générale comprise, mais la façon dont celle-ci a été prise est-elle inacceptable et irrespectueuse.  Prise en plein milieu de l’année scolaire, cette décision constitue un manque de respect envers tout d’abord les professeurs, qui se retrouveront au chômage le 31 décembre, envers les élèves et leurs parents, qui se retrouvent sans cours de portugais à partir de janvier, et envers toute la communauté portugaise de l’étranger, puisque l’Etat renie ainsi l’une de ses obligations constitutionnelles, celle d’assurer à sa communauté l’enseignement de sa langue. Il a été rappelé que les professeurs sont prêts à dialoguer avec le gouvernement pour trouver une solution alternative au licenciement, la création d’un fonds ayant été évoquée. Les représentants de l’Ambassade se sont montrés désolée de la situation, tout en sauvegardant le fait que l’Ambassade possède un rôle de représentation, qu’elle prend note des revendications faites en France et les transmettra à Lisbonne. Marie-Hélène Euvrard, vice-présidente de la Coordination des collectivités portugaises de France et  porte-parole du collectif a enfin ajouté qu’un délai d’une semaine avait été donné à l’Ambassade pour qu’elle obtienne une réponse du Ministère des Affaires étrangère portugais sur la situation des professeurs de portugais et la communique.

Enfin, un appel à été fait à l’union des Portugais de France pour continuer cette lutte en faveur de l’enseignement du portugais en France. Cap Magellan réitère cet appel : il faut plus de mobilisation, il est temps pour les Portugais de s’unir dans cette lutte qui ne fait que commencer. Faisant échos aux enfants qui, malgré la pluie, n’ont cessé de crier et de chanter : « Queremos aprender o português » ! Rappelons que la suppression de 20 postes de professeurs laisse 3.000 enfants sans cours de portugais au 1er janvier 2012.

Luciana Gouveia - Association Cap Magellan




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